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La nécessité d’une approche plus diversifiée dans un monde à faible rendement

  • 18sept. 17
  • Craig MacKenzie Senior Investment Strategist, Investment Solutions

Pendant des décennies, les investisseurs axés sur le revenu se sont appuyés sur les obligations d’Etat et les obligations corporate investment grade comme base de leurs portefeuilles de revenu.

Mais au cours des dernières décennies, les rendements des obligations ont régulièrement diminué – comme le montre le tableau ci-dessous. Jusqu’à présent, cela ne posait pas de problème aux investisseurs. Bien que le revenu fourni par les obligations ait diminué, cela fut considérablement compensé par l’augmentation du rendement du capital à mesure que les rendements diminuaient (puisque les rendements et les prix se déplacent toujours en sens inverse).

Baisse des taux d'intérêt

Rendements nominaux à 10 ans (%)

Source: Oxford Economics, Fèvrier 2017.Remarque: le graphique montre le rendement des obligations d'Etat à 10 ans dans chaque pays.

Malheureusement, à l’heure où les rendements touchent pratiquement le fond, le revenu offert par les obligations est très faible, et a peu de chances de réaliser des plus-values compensatrices. Notre rendement total anticipé pour un indice standard d‘obligations d’Etat britanniques est de seulement 1% par an pour les 10 prochaines années. Le tableau n’est guère meilleur pour les obligations corporate investment grade (2,8% par an).

Nous anticipons une légère augmentation des rendements, mais dans une fourchette  néanmoins exceptionnellement faible pendant une période prolongée. En effet, les faibles taux d’intérêt actuels sont liés à un « excès d’épargne » mondial causé par les tendances démographiques qui évoluent lentement. Ces tendances finiront par s’inverser, mais pas avant un certain temps. En conséquence, les rendements des obligations d’Etat vont probablement rester faibles pour un bon moment.

Plutôt que de se satisfaire du faible revenu des obligations d’Etat, de nombreux investisseurs ont cherché du rendement auprès de sources de revenu plus risquées, comme les obligations high yield et les actions à dividendes élevés. De tels actifs peuvent offrir des revenus plus élevés, comme le montre le tableau ci-dessous. Cette stratégie a bien fonctionné ces dernières années, avec une appréciation du capital qui s’ajoute aux revenus pour générer de bons rendements. Mais les actions et les obligations high yield sont des actifs relativement risqués, dont les rendements sont également fortement corrélés (leur valeur a tendance à baisser en même temps). Cette approche n’est donc pas idéale pour les investisseurs ayant une plus forte aversion au risque, en particulier maintenant que les valorisations des actions et du high yield semblent excessives.

De nombreux investisseurs feront donc mieux de diversifier leurs portefeuilles dans une gamme beaucoup plus large de sources de revenus « alternatives ».

Cela participe à trois objectifs. Tout d’abord, le revenu disponible de ces alternatives est souvent supérieur à celui offert par les actions et les obligations high yield ; deuxièmement, les investisseurs peuvent se détourner du high yield et des actions lorsqu’ils sont chers ; troisièmement, les flux de trésorerie sous-jacents qui influencent ces sources de revenus alternatives ont une faible corrélation (contrairement aux actions et aux obligations high yield). Si une classe d’actifs s’effondre, les autres ne seront pas forcément aussi affectées. Cela signifie qu’en combinant plusieurs sources de revenus diversifiées, on peut réduire la volatilité globale.

Quelles sont ces sources de revenus alternatives ? Il en existe une grande variété : la dette des marchés émergents (EMD), les fonds d’infrastructure sociale et environnementale, les titres adossés à des actifs (ABS), les titres liés à des assurances, le financement des litiges, les redevances de soins de santé, et bien d’autres encore. Nos trois plus grandes allocations de portefeuille portent sur la dette des marchés émergents, l’infrastructure et les titres adossés à des actifs.

Juillet 2017. Les moyennes historiques sont basées sur des données sur 20 ans lorsqu’elles sont disponibles. Les prévisions de revenus sont basées sur les modèles internes de rendement prévu à long terme. Les rendements totaux sont souvent différents des rendements issus des revenus, car les variations de la valeur du capital peuvent accroître ou diminuer le rendement.

  • Dette des pays émergents en devise locale - Ce sont les obligations émises par les gouvernements des pays émergents dans leur monnaie locale. Les rendements sont beaucoup plus élevés que dans les pays développés, autour de 6% actuellement. Bien qu’il y ait eu des défauts par le passé, les leçons des dernières décennies ont été retenues et ces obligations sont maintenant plus sûres. Notre approche consiste à détenir des obligations émises par plus d’une douzaine de gouvernements différents, de manière à atténuer encore plus le risque.
  • Fonds d’infrastructure - Ces fonds possèdent des actifs d’infrastructure sociale (comme les écoles et les hôpitaux) avec des revenus liés à l’inflation garantis par le gouvernement, ou des actifs liés aux énergies renouvelables (tels que les parcs solaires ou éoliens opérationnels) qui gagnent un flux de trésorerie fiable provenant d’un mélange de subventions gouvernementales et de contrats d’achat d’énergie. Ces fonds se sont révélés résilients face aux marchés des actions volatils.
  • Titres adossés à des actifs (ABS) - Il s’agit de pools de prêts aux entreprises et de prêts hypothécaires titrisés. Les titres adossés à des actifs offrent des rendements plus élevés que les obligations d’entreprise de même qualité de crédit, avec une volatilité plus faible et un risque de défaut inférieur.

En combinant certaines de ces sources de revenus diversifiées à des actifs de revenus plus conventionnels, cette approche peut générer un revenu d’environ 5%.

En combinant certaines de ces sources de revenus diversifiées à des actifs de revenus plus conventionnels, cette approche peut générer un revenu d’environ 5%. C’est un peu plus élevé que le portefeuille obligataire traditionnel composé d’obligations d’Etat et corporate investment grade ; et cela avec une volatilité à peine supérieure. A l’ère du faible rendement des obligations d’Etat et des actions coûteuses, nous pensons que c’est une proposition intéressante pour les investisseurs axés sur le revenu.